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Open Gallery vous propose quelques œuvres d’artistes de renommée internationale, à travers une exposition d’estampes (Lithographies, Gravure & Sérigraphies).

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Définition de l’Estampe

Exposition Epreuve d’Artiste

 

Beaucoup d’entre nous ne connaissent que très mal la définition de l’estampe.

On l’assimile trop souvent à une simple reproduction, alors que la réalité est toute autre.

L’estampe réunit trois procédés d’impression – la gravure, la lithographie et la sérigraphie – qui sont considérés comme originaux et nobles.

    • Est-ce un hasard, si les plus grandes maisons de vente aux enchères tentent de réunir les plus belles estampes des plus grands artistes ?
    • Est-ce de la démence de voir des résultats de vente dépassant le million d’euros sur certaines estampes ?
    • L’estampe n’est-elle qu’un moyen de reproduire une œuvre initialement créée à partir d’un dessin, d’une aquarelle, d’une gouache ou d’une huile ?
    • Qu’est-ce qu’une épreuve d’artiste ? Les premières épreuves numérotées valent-elles plus que les dernières ?
    • Est-il préférable de rechercher les éditions à faible tirage ou au contraire les tirages réalisés en grande quantité ?
    • 300 exemplaires, est-ce trop si l’on considère les 238 pays du monde ?

Tant de questions restées sans réponse ont souvent pour effet l’oubli d’une page de l’histoire pourtant essentielle à la compréhension de l’histoire de l’art.

 

L’Estampe

 

Il faut comprendre par ‘‘estampe’’ un moyen d’impression réalisé manuellement excluant tout procédé photo-mécanique.

L’estampe est dite originale, à la condition que l’artiste ait créé sa matrice, que ce soit sur du bois, sur une plaque de métal, une pierre ou une rhodoïde.

 

Bien que son origine peut être trouvée au IVème millénaire avant J-C avec les sceau-cylindres en métal qui permettaient une impression sur des plaques d’argile, nous classifierons les procédés de l’estampe à partir de 1430, avec l’apparition de la gravure taille douce.

Les ateliers de gravure et de lithographie accueillaient bon nombre d’artistes, et découvrant ces nouvelles techniques, il n’était pas rare qu’ils créent des œuvres en fonction de celles-ci. La gravure permettait de réaliser des traits fins, sans aplat ni demi-ton, et était rehaussée au pochoir ou à l’aquarelle selon les besoins, alors que la lithographie offrait plus de possibilités, tant par l’obtention des demi-tons que par l’accessibilité aux couleurs.

La lithographie répondant parfaitement à leurs besoins, c’est ainsi que les plus grands noms de la peinture moderne côtoyaient les lithographes.

La première vague d’engouement comptait des artistes tels que Renoir, Morisot, Seurat, Degas, Toulouse-Lautrec… Puis dans un second temps d’autres grands noms : Picasso, Foujita, Miro, Chagall, Fautrier, Dali, Lam, Bacon…

 

La Gravure

 

La taille douce désigne l’ensemble des procédés de gravure en creux sur une plaque de métal. Ainsi, au sens premier, la taille douce fait référence à la gravure au burin, héritée des orfèvres, puis ce procédé de gravure direct s’est effectué également avec une pointe sèche, un grattoir ou encore un brunissoir (manière noire). On parle alors de taille directe.

A contrario les techniques dites à l’eau-forte, à l’aquatinte ou à la manière crayon sont des procédés de taille indirecte, faisant appel à un acide – initialement l’acide nitrique – allongé avec de l’eau, d’où l’appellation eau-forte. Les outils permettant ce procédé sont des roulettes, des matoirs ou encore des pointes qui attaquent une couche de vernis ou de résine protégeant la plaque de métal. Puis vinrent les procédés de gravure en relief, tels que la gravure au carborundum ou encore la linogravure.

 

La Lithographie

(lithos = pierre ; graphein = écrire)

 

Inventée par Aloys Senefelder en 1796 en Allemagne, la lithographie est un procédé permettant de reproduire un tracé exécuté à l’encre ou au crayon sur une pierre calcaire. En 1839, Godefroy Engelmann introduira la notion de couleur, appelée chromolithographie.

La lithographie fut un moyen d’expression à part entière à la fin du XIXème siècle, et de nombreux artistes issus de l’impressionnisme s’exprimèrent par ce biais plus librement qu’à travers la gravure.

Les artistes pouvaient réaliser des aplats de couleurs et restituer avec exactitude les effets du crayon ou du lavis qu’ils dessinaient directement sur la pierre.

La lithographie originale a connu son apogée dans la seconde partie du XXème siècle.

 

La Sérigraphie

(sericum = soie ; graphein = écrire)

 

C’est l’évolution de la technique du pochoir que certains historiens situent il y a 30.000 ans avec les fresques rupestres réalisées par les hommes préhistoriques. Plus récemment, au XVIIème siècle, les japonais pratiquaient la sérigraphie avec du papier fin traité et fixé à un support en soie à l’aide de cheveux humains. En 1907, en Angleterre, Samuel Simon fait breveter sa technique de sérigraphie qui sera employée jusqu’en 1928, en utilisant des papiers, des liquides de remplissage ou des corps gras afin d’obtenir des écrans et réaliser des pochoirs.

En 1928, un peintre d’enseignes new-yorkais, Joel Ulano, fait une découverte qui va révolutionner la technique : une laque qu’il pulvérise, par accident, sur une surface, qui devient en séchant, une pellicule souple et malléable ; c’est le premier film qui se découpe et qui sera perfectionné. Dans les années 50, la sérigraphie d’art prend toute sa dimension avec des artistes comme Roy Lichtenstein, Andy Wharol, …

 

 

L’estampe originale doit être considérée comme une œuvre d’art à part entière, réalisée par l’artiste qui conçoit son œuvre en fonction d’une technique.

Aujourd’hui, le marché de l’estampe connaît un extraordinaire engouement dû essentiellement au fait que les métiers de graveur, de lithographe et de sérigraphe d’art ont disparus, remplacés par de nouveaux procédés d’impression. Il reste quelques rares ateliers qui continuent essentiellement de réaliser des estampes dites d’interprétation, l’artiste n’intervenant pas dans leur conception, faisant alors appel à des dessinateurs.

De nouveaux procédés sont nés, permettant aux artistes de réaliser des copies de leurs originaux par des moyens photo-mécaniques, telle que la giclée par exemple.

L’atmosphère de ces ateliers d’antan,  où se côtoyaient artistes et artisans, n’existe plus et la valeur de ce travail ne cesse de prendre de l’ampleur.

 

 

 

 Daniel GUILLARD

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