Le problème des poubelles de Marrakech continue 

Poubelles de Marrakech

Marrakech ne parvient pas à endiguer son problème de ramassage d’ordures.

La ville touristique numéro 1 du Royaume entasse ses ordures sur les trottoirs, au delà du côté esthétique, le problème des poubelles de Marrakech engendre des odeurs et des problèmes sanitaires de taille

 

Marrakech est découpée en 3 zones :

  • 1er lot : Ménara (environ 370.000 habitants)
  • 2ème lot : Médina et Sidi Youssef Ben Ali (environ 400.000 habitants)
  • 3ème lot : Guéliz et Nakli (environ 275.000 habitants)

Conscient de l’importance du problème des poubelles de Marrakech, en juillet, la Commune urbaine de Marrakech déclare signer un contrat avec la Groupe DERICHEBOURG, concernant le nettoyage et la collecte des ordures du lot n°3 de la ville de Marrakech (Guéliz et Nakhil)

Contrat débutant le 1er septembre 2014, pour une période de 6 ans, totalisant un chiffre d’affaire de 50 millions d’euros, et devant constituer une référence en matière de service aux collectivités

Leader sur le marché, le groupe DERICHEBOURG, s’est engagé à répondre aux exigences d’un cahier des charges imposant la mise en service de matériel neuf, répondant à des performances techniques et environnementales importantes

 

Mais force est de constater que la réalité est quelque peu différente, et les photos témoignent d’une situation catastrophique

Dans la majorité des cas, l’absence de ramassage d’ordure serait dû au manquement de la société Tecmed Maroc, signataire d’un contrat avec la ville de Marrakech, qu’elle ne respecte pas.
Mais la Mairesse de Marrakech, Fatima-Zahra El Mansouri, expliquait qu’elle ne pouvait pas résilier le contrat passé avec la société Tecmed Maroc, car lorsque les faits sont avérés il faut appeler la société qui doit signer un PV, et lorsque des pénalités sont prononcées, la société conteste et poursuit la ville face au manque à gagner, processus très lourd qui risque de ruiner la ville

Les deux prestataires de la ville de Marrakech (Tecmed Maroc et Pizzorno) voient leur contrat arriver à terme le 17 septembre prochain, date à laquelle 3 nouvelles sociétés se mettent en place pour répondre aux nouvelles exigences édictées par la ville ocre.

Situation qui devrait permettre de résoudre de façon durable les problèmes liés au ramassage d’ordure et à l’entretien des rues de Marrakech.